Lhistorien allemand Heinrich August Winkler considère lexigence de la reconnaissance du génocide arménien comme une nécessité
Dans un long article consacré à l’Union Européenne dans le journal « Die Welt » daté du 28 décembre 2005 l’historien allemand Heinrich August Winkler évoque l’éventualité de l’entrée de la Turquie qu’il considère comme « la plus contestée ». Pour Heinrich August Winkler « il n’y aurait pas du tout la polémique, si la Turquie s’était ouverte sans réserve à la culture politique de l’ouest. Alors, l’objection géographique serait, le pays se trouve principalement en Asie, sans importance. (...) Le démenti persistant du génocide des Arméniens ne peut pas être décidé avec la culture politique de l’ouest . La Commission européenne et le Conseil européen, les gouvernements des États membres, ont donc fait disparaître jusqu’à aujourd’hui systématiquement ce point (contrairement à beaucoup de Parlements nationaux et au Parlement européen). Dans les négociations d’adhésion le thème du génocide Arménien doit porté à discussion ».
Heinrich August Winkler est né en 1938. Il a étudié l’histoire, la philosophie et le droit public à Tübingen, Münster et Heidelberg. Il débutera sa carrière de professeur en 1970 à l’université libre de Berlin puis ensuite de 1972-1991 à Freiburg. Depuis 1991, il est professeur de la « nouvelle histoire » à l’université Humboldt à Berlin.