Le député arménien voit un changement « positif » dans la position du Conseil de lEurope
Un député de l’opposition qui représente l’Arménie à l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), Shavarsh Kocharian, a affirmé mardi que la position de l’APCE sur le conflit du Haut-Karabagh devenait plus acceptable pour les Arméniens.
Kocharian a en effet déclaré que le nouveau rapport de l’APCE sur le conflit constituait un « pas en avant » par rapport à la résolution adoptée l’année dernière, par l’assemblée de Strasbourg sur la question. En effet, cette résolution avait entraîné le mécontentement d’Erevan. La résolution dénonçait l’occupation arménienne des territoires azerbaïdjanais autour du Karabagh. Elle expliquait : « l’occupation d’un territoire étranger par un État membre constitue une grave violation des obligations de cet État en tant que membre du Conseil de l’Europe ». Elle constatait également que la guerre du Karabagh a mené à la création de « territoires mono-éthniques qui ressemble au terrible concept d’épuration éthnique ».
Erevan avait rejeté ce document pour « vice de forme » et avait mis l’accent sur le fait que celui-ci n’était pas légalement ratifié.Un point de vu partagé par Kocharian et d’autres membres de la délégation arménienne de l’APCE.
La résolution avait conduit à la création d’un groupe ad hoc de l’APCE, ayant pour but de surveiller les efforts internationaux pour résoudre le conflit du Karabagh. Le chef britannique du groupe, Lord Russel Johnston, a soumis un premier rapport annuel au Comité politique de l’APCE, lors d’une réunion lundi dernier à Paris à laquelle ont participé les diplomates américains, russes et français qui dirigent le groupe de Minsk. Selon Kocharian, le rapport de Lord Russel Johnston qui n’est pas encore rendu public, est « plus proche de la réalité » que la résolution de l’APCE. « C’est le résultat de longues discussions qui ont eu lieu à Paris », a-t-il expliqué à RFE/RL. « Les co-présidents du groupe de Minsk ont expliqué leur position et le processus de Prague ».
Le député a critiqué une clause du rapport qui suggère de donner au Karabagh le statut de région autonome, au sein de l’Azerbaïdjian. « Cette clause n’est bien sûr pas souhaitable, mais je ne la trouve pas dangereuse car, elle cite l’autonomies parmi d’autres modèles possible [pour déterminer le futur du Karabagah] », explique-t-il.
Bien que critiqué par l’Arménie, la résolution de l’APCE explique que la sécession du Karabagh peut être reconnue par la communauté internationale, si elle résulte d’ « un processus légitime et paisible fondé sur le soutien démocratique des habitants du [Karabagh] ». Néanmoins, David Atkinson, l’auteur britannique de cette fameuse résolution, avait émis un avis clairement contraire à cette dernière déclaration lors d’un interview donnée à la BBC en janvier 2005. Il avait alors déclaré que « le principe du droit de peuples à l’autodétermination ne pouvait s’appliquer à la situation au Karabagh ».
Les autorités gouvernementales arméniennes avaient minimiser cette résolution du Conseil de l’Europe au motif que le processus de paix continuait à être conduit sous la responsabilité exclusive du groupe de Minsk de l’OSCE.
Kocharian a en effet déclaré que le nouveau rapport de l’APCE sur le conflit constituait un « pas en avant » par rapport à la résolution adoptée l’année dernière, par l’assemblée de Strasbourg sur la question. En effet, cette résolution avait entraîné le mécontentement d’Erevan. La résolution dénonçait l’occupation arménienne des territoires azerbaïdjanais autour du Karabagh. Elle expliquait : « l’occupation d’un territoire étranger par un État membre constitue une grave violation des obligations de cet État en tant que membre du Conseil de l’Europe ». Elle constatait également que la guerre du Karabagh a mené à la création de « territoires mono-éthniques qui ressemble au terrible concept d’épuration éthnique ».
Erevan avait rejeté ce document pour « vice de forme » et avait mis l’accent sur le fait que celui-ci n’était pas légalement ratifié.Un point de vu partagé par Kocharian et d’autres membres de la délégation arménienne de l’APCE.
La résolution avait conduit à la création d’un groupe ad hoc de l’APCE, ayant pour but de surveiller les efforts internationaux pour résoudre le conflit du Karabagh. Le chef britannique du groupe, Lord Russel Johnston, a soumis un premier rapport annuel au Comité politique de l’APCE, lors d’une réunion lundi dernier à Paris à laquelle ont participé les diplomates américains, russes et français qui dirigent le groupe de Minsk. Selon Kocharian, le rapport de Lord Russel Johnston qui n’est pas encore rendu public, est « plus proche de la réalité » que la résolution de l’APCE. « C’est le résultat de longues discussions qui ont eu lieu à Paris », a-t-il expliqué à RFE/RL. « Les co-présidents du groupe de Minsk ont expliqué leur position et le processus de Prague ».
Le député a critiqué une clause du rapport qui suggère de donner au Karabagh le statut de région autonome, au sein de l’Azerbaïdjian. « Cette clause n’est bien sûr pas souhaitable, mais je ne la trouve pas dangereuse car, elle cite l’autonomies parmi d’autres modèles possible [pour déterminer le futur du Karabagah] », explique-t-il.
Bien que critiqué par l’Arménie, la résolution de l’APCE explique que la sécession du Karabagh peut être reconnue par la communauté internationale, si elle résulte d’ « un processus légitime et paisible fondé sur le soutien démocratique des habitants du [Karabagh] ». Néanmoins, David Atkinson, l’auteur britannique de cette fameuse résolution, avait émis un avis clairement contraire à cette dernière déclaration lors d’un interview donnée à la BBC en janvier 2005. Il avait alors déclaré que « le principe du droit de peuples à l’autodétermination ne pouvait s’appliquer à la situation au Karabagh ».
Les autorités gouvernementales arméniennes avaient minimiser cette résolution du Conseil de l’Europe au motif que le processus de paix continuait à être conduit sous la responsabilité exclusive du groupe de Minsk de l’OSCE.
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